Stratégie au poker — Robert Pisano nous détaille une main dispute au cours du main event des WSOPEcrit par admin | Publié : Mardi 31 août, 2010 |
Pisano suit contre Edward Ochana
Robert Pisano a connu un parcourt fulgurant pendant le tournoi principal des World Series of Poker 2010 jusqu’à ce qu’une confrontation majeure contre le meneur aux jetons des Neuf de Novembre, Jonathan Duhamel, ne le fasse vaciller avant son élimination à la 23ème place. Ce professionnel de 26 ans a remporté 317 161 $ ce qui n’est pas si mal pour un investissement de 10 000 $.
Originaire de New York, Pisano vit à Las Vegas depuis deux ans. Il se spécialise dans les cash games en live et apparait de temps en temps en tournoi. Dans cette interview, Pisano analyse une main clef qu’il a jouée contre Edward Ochana alors qu’il ne restait plus qu’environ 50 joueurs.
| Blinds/Antes | Tournoi principal des WSOP | 40 000-80 000 avec un ante de 10 000 |
| Joueur | Robert Pisano | Edward Ochana |
| Nombre de jetons | 3,4 millions | 5,1 millions |
| Main | ![]() ![]() | ![]() ![]() |
La Main :
Robert Pisano relance à 180 000 en position under the gun et Edward Ochana suit.
Le flop s’ouvre sur 

et Pisano enchaîne avec une mise à 270 000.
Ochana suit et le
tombe au tournant.
Pisano checke et Ochana mise 430 000. Pisano suit et le
tombe à la rivière.
Pisano checke et Ochana mise 720 000. Pisano suit et Ochana révèle 
. Puis Pisano retourne 
pour une meilleure paire servie et empoche le pot.
Après cette main, Pisano passé à un tapis de 5,2 millions tandis qu’Ochana se retrouve à 3,5 millions.
L’interview
Julio Rodriguez : que saviez-vous d’Edward Ochana avant cette main ?
Robert Pisano : je venais d’arriver à la table, je n’avais donc pas encore d’indications fiables sur la manière dont il jouait. D’après ce que j’avais vu, tout ce que je pouvais dire est qu’il semblait relativement large et agressif.
JR : vous avez relancé pré-flop avant d’effectuer un continuation-bet. Quel type de main pensiez-vous qu’il puisse avoir après qu’il a suivi au flop ?
RP : quand il a suivi mon continuation-bet au flop, j’ai perçu une certaine faiblesse. C’était un flop assez sec aussi, à ce moment-là, j’ai estimé qu’il me suivait avec une petite paire servie ou peut-être même qu’il tentait un float avec un une main comme A-Q ou A-J.
JR : un 2 tombe au tournant, une carte relativement inoffensive pour votre main. Vous décidez de checker puis il mise. Est-ce que cela a modifié votre read ?
RP : Pas du tout. S’il avait eu un roi, il aurait probablement checké en retour pour contrôler le pot et pour me pousser à bluffer à al rivière. Quand il mise, cela a plutôt confirmé mon read et qu’il avait une petite paire servie ce qui transformait ma main en bluff-catcher. Naturellement, le 8 à la rivière pouvait lui donner un brelan mais après avori suivi au tournant je suis presque obligé de suivre une mise raisonnable à la rivière.
JR : à la rivière il a mis longtemps à compter sa mise. Il a commencé avec un tas de jetons puis il l’a complété lentement avant de le pousser devant lui. Qu’est-ce que cela révèle au sujet de la force de sa main ?
RP : si quelqu’un commence à retirer des jetons d’une mise, cela signifie généralement que cette personne tente de déterminer quelle somme vous êtes prêt à suivre. Elle peut se dire que votre panel est assez faible et qu’elle ferait mieux d’effectuer une mise plus petite pour tenter de valoriser sa main. L’inverse est vrai quand quelqu’un bluffe. Un joueur peut commencer avec un petit tas de côté et le compléter jusqu’à qu’elle estime que vos n’êtes pas très à votre aise. Bien entendu, si on tente de vous mettre mal à l’aise c’est qu’on ne veut pas que vous suiviez.
JR : est-ce que vous avez craint qu’il vous bluffe avec une main plus forte, peut-être une paire de 10 ? RP : des dix ou une main supérieure on tune trop forte valeur à l’abatage. Il aurait pu miser au tournant avec une main comme une paire de 10 mais pas à la rivière. Toute main qui bat des 9 ici devrait checker en retour à la rivière. Naturellement, ce n’est pas une vérité absolue mais c’est ainsi que j’estime que le coup devrait être joué de manière standard.
JR : votre stratégie était de checker et de le suivre. Avez-vous craint que votre adversaire s’en doute et qu’il effectue une forte sur-mise pour vous faire abandonner votre main ?
RP : il faut voir les choses ainsi : il ne peut penser que j’ai une main aussi forte que ça. Je ne peux certainement pas avoir K-Q ou A-K. Aussi s’il décide de me faire abandonner ma main avec une mise énorme cela va paraitre encore plus suspect, puisqu’il devrait tenter d’effectuer une mise de valorisation. C’est la raison pour laquelle qu’on vous dit que vous devriez miser la même somme pour un bluff que pour une mise de valorisation. Sinon, les meilleurs joueurs vous liront comme un livre ouvert.
Stratégie Poker : Analyse de mains :: WSOP2009 :: Ludovic Lacay vs. Jeff ShulmanEcrit par admin | Publié : Jeudi 6 août, 2009 |
Résultat
Avec des blinds à 80 000-160 000 et un ante de 20 000, Shulman relance à 450 000 en fin de parole, Lacay sur-relance à tapis en position de grosse blind, Shulman suit.
Analyse
Lacay a une équité suffisante pour coucher un adversaire et cela lui permet de contrer une attente de steal avec sa mise à tapis mais Shulman n’allait pas se défiler avec sa main de premier ordre. Shulman touche un roi au flop pour remporter la victoire et éliminer un de ses plus dangereux adversaires, étoile montante sur le circuit international du poker. Lacay gagne 500 557 $ pour sa 16ème place tandis que Shulman augmente son tapis d’un tiers pour accéder à la huitième place du classement des 15 joueurs encore en course. Il approche de sa deuxième table finale du tournoi principal en 10 ans.
Stratégie Poker : Satané Bad Beat ! par Francois MONTMIRELEcrit par admin | Publié : Lundi 3 août, 2009 |
UNE RÉALITÉ DÉMONIAQUE QUI RÔDE SANS CESSE AUTOUR DES JOUEURS, MÊME LES MEILLEURS
Le bad beat est la bête noire du joueur de Hold’em no limit. Contrairement au Hold’em limit où le bad beat n’est pas toujours mortel, en no limit, il emporte presque toujours la totalité du tapis et élimine le joueur qui en est la victime. Quand un champion a une histoire à raconter, c’est deux fois sur trois une histoire de bad beat. Certains sites Internet se sont même spécialisés dans les bad beats au poker, comme badbeatpoker.com !
Un bad beat est un coup qu’on devait gagner mais qu’on a perdu. Notamment, un coup où on est grand favori préflop et/ou au flop, mais que l’on perd quand même.
Par exemple, partant avec paire d’As, vous faites couleur max à la turn et l’adversaire touche son full à la river grâce à une doublette du tableau .
Il est définitivement impossible d’éviter à 100 % les bad beats. Même les plus grands joueurs du monde en subissent, comme le montre l’exemple de ce mois-ci. Mais il est possible d’en réduire le nombre.
Certains joueurs sont persuadés qu’ils ont plus de bad beats sur internet. Pour un même temps de jeu, c’est tout à fait normal.
Le jeu sur Internet est à peu près 3 fois plus rapide qu’en live.
Dans un même laps de temps, vous allez donc voir 3 fois plus de cartes sur internet. En toute logique, à temps de jeu égal, vous devez avoir en moyenne 3 fois plus de bad beats en ligne qu’en live. D’autres facteurs, objectifs ceux-là, peuvent expliquer que vous rencontriez plus de bad beats en ligne. Notamment le fait que vos adversaires ne sont pas aussi concentrés en ligne qu’en live quand ils vous affrontent. Sur Internet, votre
adversaire a peut-être d’autres choses à faire à cet instant : son téléphone vient de sonner, il lit le journal en jouant, il boit un verre, le bébé qui dort à côté vient de se réveiller, etc. Cela explique que votre adversaire peut, à un instant précis, faire un « move » exceptionnel qu’il n’aurait jamais dû faire, comme payer votre relance sans avoir de cote suffi sante. Dans ce cas là, il joue comme un débutant et c’est contre les débutants qu’on se prend le plus grand nombre de bad beats.
Comme les situations de bad beat reviennent régulièrement, plus un joueur joue et plus il subira de bad beats. Mais sa proportion de bad beats restera identique tant qu’il ne changera pas sa façon de jouer.
On imagine que le bad beat est toujours question de malchance pure. Tordons le cou une fois pour toutes à cette idée préconçue. Quand on analyse de près un bad beat, on s’aperçoit qu’une fois sur deux au moins, le perdant l’a mérité : soit parce qu’il a laissé venir un adversaire au lieu de le chasser, soit parce qu’il a mésestimé un facteur autre que les cartes : la position, le nombre de jetons ou, le plus important, le type d’adversaire.
• votre tapis est minuscule, donc l’adversaire paie votre relance all-in ;
• vous êtes déjà all-in et vous devez supporter les cartes à venir sans aucune possibilité de chasser votre adversaire ;
• vous ouvrez trop bas au fl op, l’adversaire vous relance fortement pour essayer de vous effrayer ; vous le sur-relancez all-in en omettant le fait que cette sur-relance représente seulement la moitié de ce qu’il a déjà payé ! Il est « commité » (engagé), donc il paie… et gagne à l’abattage grâce à une carte de chance ; l’enjeu est tel que les deux joueurs ne peuvent pas imaginer une seconde de faire autre chose qu’all-in ; on l’illustration avec la fi nale WSOP 1980 Brunson/ Ungar : Brunson a ses deux paires splittées A-7 au tableau et Ungar a quinte ; cela se termine en bad beat avec la victoire d’Ungar, qui empêche Brunson d’avoir son 3e titre de Champion du monde.
Par exemple, si vous partez avec A-A et si vous conservez 4 joueurs sur le fl op parce que vous avez juste relancé au double préflop, ne vous étonnez pas de voir une quinte ou une couleur vous battre ensuite. Le bad beat est très souvent question de manque de protection de votre main. Voire, même d’entrer dans un coup où vous n’aviez rien à faire.
Certains bad beats sont dus à des joueurs accrocheurs qui vous savent timoré et qui se maintiennent sur le coup dans le seul but d’y faire une grosse relance que vous ne pourrez pas payer.
Or, il arrive que cette relance soit payée quand même… et qu’ils gagnent malgré tout grâce à une deuxième paire ou un brelan venu de l’espace. En étant vous-même agressif, vous découragez les hyper-agressifs de vous contre-attaquer. Et vous effacez du même coup cette source de bad beat. Rappelons que « jouer agressif » n’implique pas d’entrer souvent dans les coups, mais de jouer agressif quand vous y entrez.
Non, vous n’êtes pas « damné » ! Subir un bad beat n’est pas un drame. À chaque fois que cela vous arrive, repensez aux bad beats que vous avez assénés à d’autres joueurs. Surtout si vous avez tout fait pour éviter ce bad beat, c’est alors la chance pure qui a fait des siennes et cela doit vous suffi re pour ne pas « tilter » (perdre vos repères) pour la suite du tournoi, si le bad beat en question ne vous a pas éliminé.
Vidéos :: Stratégie : le Limit Hold’em en H.O.R.S.EEcrit par admin | Publié : Samedi 18 avril, 2009 |

Matt Graham and Michael DeMichele parlent du limit hold’em, le premier type de jeu en H.O.R.S.E. rotation, avec Card Player TV.
Vidéos :: Stratégie : le Razz en H.O.R.S.E.Ecrit par admin | Publié : Samedi 18 avril, 2009 |

« Miami » John Cernuto and Michael DeMichele parlent de la statégie en Razz strategy avec Card Player TV.
Videos :: Stratégie : le Seven Card Stud en H.O.R.S.EEcrit par admin | Publié : Samedi 18 avril, 2009 |

Cyndy Violette and David Chiu parlent de la stratégie en Seven Card Stud avec Card Player TV dans une partie de H.O.R.S.E.
Videos :: Stratégie : Bertrand Elky Grospellier nous parle de l’imageEcrit par admin | Publié : Samedi 18 avril, 2009 |

Bertrand Elky Grospellier parle de comment faire des ajustements sur une manière de jouer selon l’image de la table.
Vidéos :: Stratégie : le Limit Omaha Eight or Better en H.O.R.S.E.Ecrit par admin | Publié : Mercredi 18 mars, 2009 |

Annie Duke and Michael DeMichele parlent du limit omaha eight or better avec Card Player TV.